La dyspraxie

Selon Vaivre-Douret (2007) « La dyspraxie développementale désigne les troubles de l’exécution des gestes intentionnels, finalisés (par opposition aux gestes réflexes) et culturellement appris, sans être imputable à une atteinte neurolésionnelle, un retard mental, un déficit sensitif ou sensoriel, un trouble moteur avéré, un trouble du développement psychoaffectif ».

Etre dyspraxique c’est donc « être dans l’incapacité totale ou partielle d’inscrire cérébralement certains programmes gestuels en dépit d’une exposition et/ou d’un apprentissage normal des gestes considérés » (selon N. de Breuck).

Il existe différents types de dyspraxie (selon Mazeau, Vaivre-Douret) :

– la dyspraxie idéatoire
– la dyspraxie idéomotrice
– la dyspraxie constructive
– la dyspraxie de l’habillage
– la dyspraxie bucco-linguo-faciale ou verbale
– la dyspraxie visuo-spatiale
–  la dyspraxie constructive non visuospatiale

Les répercussions se situeront au niveau des apprentissages scolaires, du graphisme, du langage écrit, du calcul. La dyspraxie est donc souvent associée à de la maladresse, du TDA/H, de la dysgraphie, de la dyslexie et de la dyscalculie.

La dyspraxie est un trouble qui résiste à un traitement conséquent. L’objectif de la rééducation sera de contourner les faiblesses en utilisant les compétences préservées, de mettre en place des mécanismes de compensation, des adaptations matérielles, tout cela avec l’aide indispensable de la verbalisation.


Jade Destrée, Logopède
Thérapeute du langage écrit, du langage oral, de la pensée logico-mathématique, de la sphère ORL et des troubles acquis
Cabinet privé : Rue du Vallon 100, B-1332 Genval
Tél : 0498/69.85.18
Email : jade.destree@gmail.com
Site internet : www.cloccinelles.be

La dyscalculie

« Pathologie se manifestant par des difficultés persistantes en mathématique »

La dyscalculie vraie

« Forme spécifique de dyscalculie, globale et précoce, touchant la fonction de calcul et l’apprentissage du nombre, non explicable par une déficience intellectuelle, par un déséquilibre affectif, sensoriel ou neurologique ou encore par des causes ou circonstances pédagogiques directes » (selon CAMPOLINI (C.), VAN HÖVELL (V), VANSTEELANDT (A) : « Dictionnaire logopédique : le développement du langage écrit et sa pathologie », Ed.Peeters, 2000, série pédagogique de l’institut de linguistique de Louvain (SPILL)).

On pourrait dès lors distinguer de la dyscalculie vraie :

– la dyscalculie pédagogique, qui résulterait de carences ou d’inadaptations dans les apprentissages scolaires, de méthodes inadaptées, d’absentéisme.

– la dyscalculie psychologique, liée à des déficiences intrinsèques, des blocages, des régressions affectives, des événements perturbants …

La rééducation de la dyscalculie est complexe et dépend de chaque patient. Les difficultés peuvent en effet se situer à de nombreux niveaux, à la fois différents et interdépendants :

– les opérations infra logiques (espace, temps, causalité)
– les opérations logiques (conservation, classification, sériation, combinatoire)
– le comptage
– le dénombrement
– le nombre
– la numération
– les opérations
– les faits arithmétiques
– le vocabulaire mathématique
– les problèmes
– les grandeurs
– l’heure
– l’argent
– …

L’idée générale est toutefois de ne pas aller plus vite que la maturité du cerveau, mais d’aider l’enfant dans la découverte et la construction de sa pensée logico-mathématique.
Le travail dépendra donc des difficultés relevées lors du bilan initial, et se fera sous un regard à la fois cognitiviste et piagétien.

« La théorie piagétienne a ouvert une première porte sur le fonctionnement mental des sujets dyscalculiques. Certaines difficultés mathématiques, liées à un retard de développement des opérations logiques, prenaient sens à la lumière de la théorie piagétienne. Par ailleurs, le diagnostic opératoire permettait de proposer aux enfants dyscalculiques des activités logico-mathématiques susceptibles de les aider à développer leur raisonnement sur les nombres (…) Le développement considérable en psychologie cognitive a donné une nouvelle impulsion à l’étude des troubles du calcul. Les processus mentaux mis en œuvre dans le traitement des nombres et dans les opérations arithmétiques nous sont aujourd’hui mieux connus. » (selon VAN HOUT (A.), MELJAC (C.), FISCHER (J.P.),  « Troubles du calcul et dyscalculies chez l’enfant », éd. Masson, 2005).


Jade Destrée, Logopède
Thérapeute du langage écrit, du langage oral, de la pensée logico-mathématique, de la sphère ORL et des troubles acquis
Cabinet privé : Rue du Vallon 100, B-1332 Genval
Tél : 0498/69.85.18
Email : jade.destree@gmail.com
Site internet : www.cloccinelles.be